AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 
you make everything okay; dick&babs.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
Life is'n without risk
Messages : 19
Date d'inscription : 22/10/2016

MessageSujet: you make everything okay; dick&babs.   Mer 26 Oct - 11:55


 you make everything okay.


it took time, but eventually, i rebuilt. i briefly had the most beautiful, the most caring man in the world as my own. it's frightened me. that's the curse of having a perfect memory. you never, ever, ever forget your losses. ▬ Le temps semblait être stoppé. Les secondes devenaient des minutes, les minutes des heures, les heures, des éternités. C'était une sensation particulièrement désagréable, que de laisser son regard s'aventurer sur sa montre pour finalement voir que seule l'aiguille des minutes avait bougée. C'était particulièrement frustrant, parce que la rousse avait la sensation qu'elle stagnait, ouvrant divers onglets pour obtenir toujours le même résultat le menant à la même conclusion: l'échec.
Pourtant, ce mot était souvent inconnu dans le langage de la rousse. Toute sa vie, elle s'était battue pour faire ce qu'elle désirait le plus, et si ça n'était pas sous sa forme originelle, son objectif était, pour la plupart du temps acquis. Elle n'avait peut-être pas changé le monde, mais au moins, elle avait pu contribuer à le rendre meilleur, ne serait-ce qu'en agissant pour tenter d'étouffer la criminalité à Gotham. Finalement, ses actions n'avaient pas réellement servit, ni en tant que Batgirl, ni en tant qu'Oracle, parce que Gotham, elle n'était plus. Mais elle persistait, continuait de dire que ses actions n'avaient pas été inutile. Elle le pensait, au plus profond de son coeur, qu'au moins, elle avait réussi à agir, ne serait-ce qu'un minimum, pour pendant un temps, embellir la vie d'un individu. Sauvant des vies, réunissant des informations. Même si le monde n'était plus ce qu'il avait été, elle gardait cette fierté. Et lorsque ses démons intérieurs reprenaient le dessus, elle repensait à ça, et ça lui permettait de se souvenir qu'elle était venue au monde dans un seul et même but. Et qu'en finalité, elle n'avait pas fini avec celui-ci.

Ce but l'avait ainsi mené ici. Aujourd'hui, à Central City, étudiant de manière approfondi des dossiers que l'on qualifieraient de privé. Des gens qui ne voulaient pas faire intervenir la police, qui refusaient que leur vie soit exposée au grand jour, que tout tourne autour d'eux, préférant rester dans l'ombre. Ces gens là, ils faisaient appelle à elle. Parce qu'il n'y avait qu'elle qui pouvait probablement réussir une tâche tout aussi complexe qu'une affaire policière mais sans l'aspect médiatique des choses. Elle avait dû se battre, car beaucoup la sous-estimait. Si elle avait toujours utilisé son statut de "fille de" pour réussir à pénétrer dans des lieux classés secret, aujourd'hui, ça n'avait plus aucune importance. Qui se souvenait d'elle comme la fille du commissaire ? La population peuplant Central venait des quatre coins du pays, voir du monde. Alors le chevalier blanc de Gotham semblait oublié. Aujourd'hui, les gens ne voyaient pas en elle une excellente détective, une demoiselle à l'intelligence bien supérieur à la moyenne, futée, aux raisonnements des plus logiques. Non, ils ne voyaient que l'apparence physique. Une rousse aux portes de la quarantaine, mais surtout, assise. C'était d'ailleurs une chose qui avait énormément agacée la rousse. Au début, les gens la sous-estimait à cause de "ça". De ce qu'ils considéraient comme un handicap, comme quelque chose qui fait que son travail ne pourrait pas être de bonne qualité. Et pourtant, elle avait fait ses preuves. Et par chance, la réputation de Barbara n'était désormais plus à faire. Quelqu'un recherchait un détective privé ? C'est vers elle qu'on se tournait, car elle savait manier discrétion et efficacité. Et ce, malgré le fauteuil.

Pourtant, aujourd'hui, elle se retrouvait mêlée à une histoire dont elle aurait préférée ne jamais en entendre parler. Les histoires de divorces, tromperies, et toute ces choses faisaient aussi, hélas, parti de son travail. Et Barbara avait été engagée pour éviter qu'une femme perde absolument tout à cause de son mari manipulateur et déterminé à lui arracher la garde de leur deux enfants. C'était un homme riche, influant, ayant trouvé des gens pour signer des faux témoignages, avec une avocate de renon. Et Barbara était la seule à pouvoir sauver cette femme. Alors elle cherchait, de son côté, des preuves lui permettant de pouvoir, le jour de procès, démontrer que cet homme n'était que manipulateur et éviter à cette femme une sombre descente vers ce que l'on appelle la dépression. Cependant, internet ne donnait rien. Elle cherchait, mais c'était comme voué à l'échec. Elle tentait de consulter le code pénal, cependant, elle n'arrivait pas à tomber sur les intégralité des articles concernant la partie "divorce". Soit elle ne tombait que sur des extraits, ce qui était loin d'être suffisant, soit sur le complet, ce qui là, était trop.
C'est donc pour cette raison que la rouquine fut contrainte de pousser la porte de la bibliothèque, l'obligeant à revenir à ce que l'on qualifie "d'ancienne méthode". Et c'était le cas que de dire, c'était ancien. Car Barbara était née dans cette époque où la technologie devenait partie intégrante de l'humanité. Elle n'avait pas vu les premiers ordinateurs, mais en tout cas, elle avait connue l'époque de l'ordinateur avec un écran particulièrement épais, pixélisé et des tours de plusieurs kilos-grammes. Elle avait grandit en même temps que la technologie évoluait, pour se retrouver, à dix huit ans, avec des écrans d'une finesse et d'une qualité exquise, une rapidité hors normes. L'évolution technologique avait fait parti de sa génération, cette même génération ayant connue l'apogée des justiciers et une apocalypse des plus dramatiques. Mais qu'importe. Parce que le fait était tel; cette avancée technologique ne lui serait d'aucune aide aujourd'hui.

C'est ainsi qu'elle avançait, faisant rouler son fauteuil sur le sol, cherchant du regard la section droit. Si elle commençait à connaître quelque peu cet établissement dû aux quelques arrêts fréquents qu'elle faisait ici pour les différentes d'affaire sur lesquelles elle travaillait, elle était toujours légèrement perdu. Mais sa route, elle finie par la trouver, s'enfonçant dans le rayon dédié aux nombreuses lois, aux livres étudiants et tout ce qui s'en suivait. Et le code pénal n'était pas dans les plus difficile à trouver: il s'agissait probablement du plus gros livre ayant jamais existé. Voila pourquoi elle ne tardait pas à le trouver; quelques étagères plus haut. Et hélas, pour la rouquine, si d'ordinaire elle atteignait bien un mètre soixante dix, réduite à vivre assise elle n'arrivait même pas à un mètre soixante. Stoppant son siège, elle remarquait que le siège était littéralement sans réels risques. Plat, le fauteuil ne devrait donc pas glisser. Ce qui expliquait pourquoi elle ne prit pas la peine de bloquer ses freins. De toute manière, elle n'en avait que pour quelques secondes, le temps de forcer sur ses bras pour l'attraper et ensuite, elle se laisserait retomber dans le fauteuil. C'est ainsi qu'elle s'activait, posant ses deux bras sur les accoudoirs pour utiliser la seule force de ses bras - qui dû à sa détermination et à l'entraînement sportif qu'elle faisait était, évidemment, largement suffisant. Soulever son propre corps était devenue exercice particulièrement facile. - et prenant appuie sur son bras droit, elle levait le gauche de manière à atteindre ce livre recensant toute les lois. - y comprit les nouvelles qui avaient été ajoutée suite à la construction de Central City.
Et pourtant, elle l'entendit. Quelques rayons plus loin, probablement pour donner un renseignement. Et en vue de la proximité, c'était probablement de l'autre côté de l'étagère, ce qui eu le don de lui faire esquisser un sourire tandis qu'elle se déconnectait soudainement de son objectif. Il était là. A croire qu'elle avait bien choisi son jour pour venir, et que cette journée ne pourrait qu'aller mieux. Car il fallait l'avouer, dés qu'elle le voyait, même si ça n'était que quelques secondes, les choses allaient immédiatement mieux. C'était ridicule, et probablement puéril, mais la vérité était qu'elle n'y pouvait rien. Lui, il lui faisait l'effet que jamais personne n'avait pu lui faire. Et pourtant, des expériences amoureuses, elle en avait eu. Mais parmi tout ceux avec qui elle était sortie, que ça soit pendant son adolescence, ses années Batgirl et même après son agression, personne ne lui avait jamais fait autant d'effet que Richard Grayson lui en faisait. Tout comme, c'était évident, elle n'avait jamais aimé quelqu'un autant qu'elle avait pu l'aimer lui. Et elle savait qu'en dépit de tout, une partie d'elle continuerait à l'aimer éternellement, du moins, jusqu'à ce que la vie décide qu'il était temps pour elle d'en finir. Et c'est probablement pour ça que ça marchait jamais. Car même aujourd'hui, si quelqu'un l'invitait au restaurant, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à Dick, aux choses qu'ils avaient partagés, aux restaurants en tête à tête et aux soirées tranquillement posé chez l'un ou chez l'autre, délaissant leur costume de justiciers pour la nuit, le temps de se retrouver un peu loin de leur responsabilité mutuelle. Délaissant leur rôle, leur devoir, pour se concentrer sur l'un ou sur l'autre. Dés qu'elle songeait à sortir avec quelqu'un d'autre, diner, au cinéma, n'importe, elle ne pouvait s'empêcher de penser à une seule phrase; « Comment ça serait, si Dick était là ? » Comment ça serait, si ils étaient eux deux en tête à tête ? Elle savait qu'elle serait beaucoup plus heureuse. Certe, sortir de temps à autre lui changeait les idées. Mais elle ne pouvait pas envisager de construire quelque chose avec quelqu'un. Pas quand elle avait vécu quelque chose d'aussi fort et puissant qu'elle avait connu avec celui qui se faisait appelé Nightwing. Vingt ans au par avant, elle se voyait déjà vivre sa vie à ses côtés. Elle y croyait, du plus profond de son âme. Elle s'était surprise à imaginer le jour où ils se marieraient, où ils auraient des enfants, où ils vieilliraient ensemble. Et pourtant, vingt ans plus tard, tout avait changé, avait été différent. Mais était-ce vraiment de leur faute ? Avec tout ce qui était parvenu ? Elle savait qu'elle ne pouvait pas réellement se blâmer, mais en vérité, ça lui trottait dans la tête. Car les "Et si ..." revenait sans cesse, se souvenant alors qu'elle était passée à côté de la plus belle histoire de sa vie.

Mais ces quelques secondes d'inattention furent suffisante. Son bras ne pu la tenir plus longtemps, et se sentant tomber en avant, elle posait la main en l'air sur le premier livre qui lui tombait sous la main. Hélas, ce fut comme une chute de domino. Le livre basculait, se retrouvant alors sur la tranche, tandis qu'elle basculait, elle, en avant et que le siège reculait derrière elle. Tentant à nouveau de s'accrocher à la bibliothèque, ce fut finalement plusieurs livres qu'elle fit basculer, pour finalement tomber, presque la tête la première au sol. La voila ainsi, allongée au sol comme une idiote tandis que son fauteuil était maintenant à un mètre d'elle. Posant ses deux mains à plat, elle fut déterminée de se relever, et alors qu'elle se tenait, sur les deux mains, fixant le sol, plusieurs livres tombèrent de l'étagère, dont un heurtant son crâne. « Aïe. » dit-elle le plus discrètement qu'elle pu, tandis que les livres qui étaient victime de la gravité se retrouvaient autour d'elle dans un fracas qui ne pouvait que la faire remarquer. Et c'est ainsi qu'elle fixait les dégâts, frottant son crâne au passage. « Je te hais Grayson. » se contentait-elle de murmurer pour elle même, ce petit sourire en coin, principalement dû au fait qu'il était la cause de son manque de concentration si soudain. Basculant sur les fesses, la rousse se dépêchait d'attraper les livres autour d'elle pour finalement relever la tête vers l'étagère. C'était déjà trop haut avec son fauteuil, ça le serait forcément alors qu'elle était ici, à même le sol. Si elle voyait, autour d'elle, les regards amusés dû au fait qu'elle venait littéralement de se casser la gueule en public, et de la manière la moins gracieuse qu'il soit, elle plongeait sa tête dans l'un des livres au sol, pour être sûre de paraître en parfaite situation dés lors que le brun arriverait. Non, sérieusement. Inutile d'avoir l'air plus ridicule qu'elle en avait déjà l'air, non ?

FICHE PAR SWAN.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Life is'n without risk
Messages : 27
Date d'inscription : 22/10/2016

MessageSujet: Re: you make everything okay; dick&babs.   Ven 28 Oct - 1:35



dickbabsyou make everything okay

Il devait être aux alentours de huit heures quarante lorsque tu as quitté l’appartement. Comme tous les matins, tu es allé te prendre un latté à la citrouille, histoire de bien commencer la journée. Rien de mieux qu’un classique automnal pour se sentir mieux de la veille ou après une mauvaise nuit de sommeil. Pourtant, tu te sens simplement bien, aujourd’hui, tu veux simplement quelque chose de chaud dans le ton corps pour le réchauffer. Le vent frais d’automne se fait ressentir à l’extérieur de Central City et les manteaux sortes des placards pour se réchauffer. La température a radicalement changé depuis les derniers jours. Il faut maintenant plus qu’un simple petit haut et des pantalons pour aller à l’air. Tu as toujours aimé l’automne. Peut-être est-ce à cause du changement de couleur des feuilles simplement l’ambiance ? Bref, tu as accroché un blouson rembourré et un foulard pour te rendre à la bibliothèque. Ce n’est pas encore le temps des gants et chapeaux, mais avec la température qu’il annonce cette semaine, cela ne saurait tarder. Tu te diriges donc au boulot, ton latté à la main, à explorer la rue matinale de Central City. Du monde, plein de monde. Pourtant, il ne faut pas toujours leur faire confiance, c’est ce que tu as appris avec le temps.
Mais tu ne détestes pas ton job pour autant, au contraire. La bibliothèque est un endroit que tu as toujours aimé. Même en étant à Gotham. Tu n’as pas fini meilleur de ta promotion pour rien, après tout. Il est normal que tu apprécies cet endroit à sa juste valeur. Ce qui te dérange est plutôt la répartition du temps dans une journée qui peut parfois aller jusqu’à très tard le soir. Tu ne t’en plains jamais, la chose ne vaut pas vraiment la peine. Quel autre boulot tu pourrais trouver ?
Ta vie ici n’est pas la même qu’avant, évidemment. Dick Grayson n’est qu’un fantôme, un mythe. Maintenant, c’est John dont il est question ici. C’était futé de prendre ton deuxième prénom, qui est plutôt commun à Richard. Personne ne sait réellement qui tu es ici. Enfin, personne sauf une. Au féminin, bien évidemment. S’il y avait une personne qui peut te reconnaître et qui peut te ramener les deux pieds sur terre, c’est bien elle. Tu sais qu’elle est ici. Vous vous êtes souvent croisés. Elle est détective et tu as décidé de prendre un rôle moins demandant, psychologiquement, surtout. Ta forme physique est au sommet de sa gloire, mais tu n’es pas prêt à revenir sur le terrain et à avoir un rôle qui est plus ou moins en parallèle de ton ancienne identité. Après tout ce qui est arrivé, tu en es bien incapable, c’est vrai. Mais Barbara, elle... c’est tout le contraire de toi, vous avez presque toujours été à l’opposé l’un de l’autre. Et pourtant, quelque chose a toujours fait en sorte que vous vous êtes retrouvés malgré tout. C’est ce qui fait une bonne histoire, peut-être. Parce qu’avec tout ce que vous avez vécu depuis le temps de Bruce, on pourrait écrire des pages et des pages de votre histoire. Il est vrai qu’à un moment, vous pensiez que ce serait facile. Toi, tout particulièrement, qui ne l’a jamais vraiment enlevé de ton esprit malgré toutes les autres aventures que tu as pu avoir. Barbara a toujours été la seule et unique... Mais suite aux évènements des dernières années, on ne peut pas dire que vous ayez eu le temps de vous pencher sur votre propre question.
Alors que tu finis tout juste d’aider un client, tu entends des livres tomber de l’autre côté de la rangée. Et évidemment, chaque bruit dans une bibliothèque attire l’attention de tout le monde. Tu t’empresses d’aller voir ce qui se passe et c’est là que tu remarques l’ampleur des dégâts. Puis, tu vois une tête rousse familière dépasser parmi la pile de livres qu’elle a fait tomber. Un petit sourire espiègle se dessine presqu’automatiquement sur ton visage. Le bon vieux temps ! « Eh bien, eh bien, si je dois faire des heures supp’ ce soir, on saura pourquoi. » Tu rigoles, bien évidemment. Sauf que tu veux également l’aider à se relever. Poussant le fauteuil jusqu’à la jolie rousse, tu lui offres ton aide, en lui tendant la main. « Tu me laisses t’aider ? » Babs ? Tu la connais par cœur, parfois trop têtue pour se laisser aider comme une demoiselle en détresse. Mais bon, tu peux toujours lui éviter d’attirer autant les regards sur elle, puisque la catastrophe n’a pas été très discrète.
©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Life is'n without risk
Messages : 19
Date d'inscription : 22/10/2016

MessageSujet: Re: you make everything okay; dick&babs.   Ven 11 Nov - 17:59


 you make everything okay.


it took time, but eventually, i rebuilt. i briefly had the most beautiful, the most caring man in the world as my own. it's frightened me. that's the curse of having a perfect memory. you never, ever, ever forget your losses.« Désolé. » déclarait-elle, légèrement embarrassé avec un petit sourire aux lèvres. Elle avait soudainement l'impression d'avoir l'air d'une ado de douze ans en face de celui qui faisait battre son coeur. Elle se sentait ridicule, et il fallait dire qu'il y avait tout de même de quoi. La miss remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant d'hausser doucement les épaules. « Tu sais, si tu as besoin, je peux t'aider. Tant que ça arrive au niveau de la taille, je pense pouvoir gérer! » plaisantait-elle à son tours. Barbara avait apprit, avec le temps, à tourner son handicap de manière à ce que quand elle en parle, ça ne soit pas aussi tragique que ça en ait l'air. Pourtant, la vérité, certains jours, c'étaient pire que d'autres, et aujourd'hui encore, Barbara faisait ces rêves, ceux où ses doigts s'enroulaient autour de la gorge du Joker, ou bien elle revivait les évènements passés. Pire encore, il y avait aussi ceux où elle remarchait, son désir le plus profond, mais dés qu'elle ouvrait les yeux, la réalité refaisait surface. Mais ça, c'était une chose qu'elle ne montrait simplement pas, préférant de loin se concentrer sur la situation actuelle, les obligations habituelles, la routine, cette même et foutue routine. Et elle même tournait son handicap en dérisions, car trop souvent, les gens avaient ce regard. Ce foutu regard qui lui faisait se rappeler qu'elle n'avait plus la capacité de marcher. Les gens la prenaient par pitié, la traitaient différemment, étaient gentils avec elle juste "parce qu'elle était handicapé." Personne ne voulait vraiment la brusquer, on la prenait avec des pincettes. Et ça, elle haïssait. Pire, elle avait envie de frapper les personnes qui agissaient comme si le monde s'écroulait pour elle. Le monde s'était écroulé, mais ça ne l'avait pas pour autant anéanti.

Pus il y avait Dick. Dick, son Dick, comme elle aimait le penser. Celui qui l'avait probablement aidé à remonter la pente même si ça n'avait pas été facile, entre eux, et dans leurs vies respectives en générale. Il ne l'avait jamais abandonné, et c'est une des choses pour lesquelles elle lui était éternellement reconnaissante. Et même si elle refusait de l'admettre, elle avait trop besoin de lui. Son petit monde tournait plus ou moins autour de lui, mais ça, elle se retenait de le dire, préférant de loin donner l'impression d'être parfaitement indemne aux charmes du brun. Alors qu'en réalité, elle n'avait qu'un seul désir, pouvoir nicher sa tête dans son cou, laisser son odeur s'emparer des narines de la rousse, dormir contre lui et sentir sa présence réconfortante contre elle. Pourtant, ça ne changeait pas qu'elle refusait aussi qu'il la prenne par pitié. C'était une chose avec laquelle elle avait eu énormément de mal au début, car quand lui désirait l'aider, elle s'était braquée, pensant simplement qu'il la pensait incapable de faire les choses. Il en avait fallut du temps, à la rouquine, pour comprendre que c'était rien de tout ça. Et il avait beau lui dire, elle continuait de lui reprocher de "vivre dans le passé" et tout ça. Puis finalement, Barbara avait arrêtée de se prendre la tête, le laissant revenir et arrêtant de sans cesse de mettre des barrières. Parce qu'elle se rendait compte, aujourd'hui, que si elle n'avait pas été aussi bornée, elle aurait probablement vécue la plus belle histoire qu'une femme puisse rêver. « Vraiment parce que c'est toi alors. » continuait-elle dans sa plaisanterie. Et encore, c'était vraiment du second degrés car même venant de lui, elle ne voulait pas "d'aide". La rousse ne supportait pas qu'on pousse son fauteuil, elle ne supportait pas qu'on soulève des choses à sa place. C'était une chose avec qui ses proches étaient familiers d'où le fait qu'il demandait probablement. Car elle savait que ça partait d'une bonne intention, elle savait qu'il faisait ça pour lui épargner de ramper au sol comme une idiote, attirant encore et toujours l'éternelle attention.
Ainsi, elle saisit la main que le brun lui tendait. Et c'est comme ça qu'elle pu enfin poser ses fesses sur le siège du fauteuil et non sur le sol qu'elle semblait avoir élu domicile malgré elle. « Merci. » déclarait-elle alors, sincère. « Et la prochaine fois, compte sur moi pour venir t'interpeller directement. Ça m'évitera d'avoir l'air ridicule et toi, d'avoir du travail en plus! » conclu-t-elle souriant toujours légèrement, fixant alors encore et toujours le livre qui l'intéressait désespérément en haut de cette étagère. « Où je penserais à mettre les freins. » elle pouffait légèrement, se trouvant un tantinet ridicule avant de relever le regard vers lui. Il fallait l'avouer, elle était éternellement contente de le voir. Le croiser suffisait à embellir une journée. Oui, une vraie gamine, quand on y pense. Barbara Gordon, trente neuf ans, toujours bavant comme une adolescente devant celui qui éveillait ses fantasmes les plus secrets.

FICHE PAR SWAN.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
Life is'n without risk

MessageSujet: Re: you make everything okay; dick&babs.   

Revenir en haut Aller en bas
 
you make everything okay; dick&babs.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Make your own tankpad !
» Rick & Dick Hoyt : Une histoire boulversante
» Interview de Dick Rivers sur Bérangère S.
» element make it count
» Dick Dale créateur du Surf Rock ou Surf Music

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DC Rebirth :: at Central City :: Amusement Park-
Sauter vers: